On n’est pas mercredi, on n’est pas dimanche et qui a dit que j’étais capable de tenir des engagements autres que sérieux et life-binding. Je suppose que je pourrais dire que c’est pas ma faute – ce qui serait un terrible menseonge, puisque, bien évidemment, c’est ma faute – mais la vérité, c’est que, merde, je m’en fous. Voilà, c’est dit.
J’ai fait ma commande mensuelle de bouquins sur Amazon, reçue lundi. Je suis allée chercher la boîte dans ma boîte aux lettres vers 15 heures, pas eu le courage d’y aller avant. Et aujourd’hui, mardi 18h15, j’en ai déjà fini trois. Et je sais que je ne devrais jamais, jamais, jamais commander de bouquins intéressants en particulier si ce sont des séries, parce que je suis parfaitement incapable d’arrêter de lire. Je lis partout, tout le temps. Le jour, la nuit. Dans les transports en commun. Quand je marche dans la rue. Il n’y a pas si longtemps, j’ai croisé un groupe de djeunz que ça a fait rigolé. Le premier mec m’a dit “Fais attention, c’est comme ça qu’on se casse la gueule dans la rue”, deux filles ont rigolé et j’ai souri. Le deuxième mec a ajouté “T’attaches pas trop, de toute façon il meurt à la fin du bouquin” et j’ai ri. Sans quitter mon bouquin des yeux une seule fois.
Cette fois, nouvel auteur, Patricia Briggs. J’avoue, au départ, ne pas avoir été emballée par les quatrièmes de couverture proposés par Amazon. Pas tout à fait mon genre. Des loup-garous, des vampires, des goblins, des fae et une femme mécanicienne pour Volkswagen… Bof… Et puis, Lynn – sur son blog – l’a mentionnée comme étant une amie et en plus avoir lu ses bouquins, alors que c’est pas son genre non plus, et avoir apprécié.
J’ai acheté les trois premiers de la série Mercy Thompson – la seule raison pour laquelle je n’ai pas encore acheté le quatrième, c’est qu’il n’est pas encore sorti dans la même collection que les autres, alors j’attends… et je ne veux pas dire qu’il n’est pas en poche, il est en poche, mais pas dans la même collection et j’aime que mes bouquins soient assortis. Oui, je sais… Weirdo.
Finalement, il en ressort un monde cohérent – il est même cohérent avec le monde tel qu’il existe aujourd’hui, c’est assez drôle – qui mélange folkore amérindien, légendes européennes et pure fantasy. C’est vif, c’est bien écrit, c’est fast-paced, c’est plein d’humour. D’où le fait que j’ai lu les trois que j’avais sous la main en un plus de vingt-quatre heures. Et maintenant, je vais whiner parce que le quatrième n’est pas dans la bonne collection. Je suis trop polie pour geindre et me complaindre trop longtemps sur ce blog – ah, maudite éducation, un jour j’aurais ta peau – mais P. va probablement en entendre parler pendant des jours. Déjà qu’il fallait que Robert Jordan meurt, que Terry Pratchett soit atteint d’Alzheimer, que la date de sortie du prochain Flewelling soit repoussée pour cause d’édition qui prendra plus longtemps que prévu, que Scott Lynch, jeune et prometteur, ait décidé d’être pompier volontaire – quel con, il pouvait pas être comptable ou… je sais pas moi, un truc où on risque pas sa vie quand on prévoit d’écrire une heptalogie et qu’on a sorti que les deux premiers… Bon au moins, normalement, la date de sortie du troisième ne devrait pas trop bouger… Ouais, je sais, je couine. C’est mon moment de couinage à moi. J’ai déjà couiné hier soir auprès de P. et je crois qu’il ne sera pas trop d’humeur à m’entendre ressasser les vieilles mêmes rengaines après être entré du boulot. Ouin.
Et j’aurais voulu mettre tout plein de liens dans le paragraphe précédent, mais je suis sûre que je l’ai déjà fait dans un autre post. Ce post a comme un air de déjà-vu. Et puis, j’ai la flemme. Et puis je m’en fous. Et puis zut, je suis sûre que personne ne m’en voudra. Hein, dites…
Allez, kiss kiss.
Et c’est donc, ayant mangé simplement mon entrée et réussi la performance de vomir deux fois, tout en pleurant à chaudes larmes, le visage rouge et bouffi, les yeux explosés, que nous avons demandé l’addition au serveur sans prendre de dessert – pourtant ce que je préfère dans les repas. L’addition est arrivée dans la minute, mais le serveur lui a pris son temps pour venir encaisser l’ardoise. Au bout de dix minutes, l’attente m’a fait retrouvé mon calme et c’est debout à l’une de leurs caisses qu’une femme surprise a fini par prendre la carte bleue de P. A sa question “Tout s’est bien passé ?”, P. a répondu “Oui, oui, c’était parfait”. J’en aurais presque pouffé de rire. Le reste de la soirée, tranquille à la maison, tout va mieux.
Commande le 9 avril au US, dans ma boîte aux lettres le 17 avril en France.