Grains de sable

3 06 2009

Je ne sais pas où sont passés toutes ces semaines, tous ces mois depuis que j’ai commencé à travailler à Saint-Sulpice. Le temps – la construction humaine du temps dont l’image la plus marquante reste les grains qui s’égouttent régulièrement à travers le sablier – me glisse entre les doigts, et j’ai du mal à me dire qu’il a passé : j’ai 29 ans (comment est-ce arrivé ?), je suis mariée depuis un peu plus d’un an (sérieux ?), je travaille depuis 4 ans (j’hallucine…), j’ai quitté la maison de mes parents depuis plus de 2 ans… Ces dates et ces chiffres ne veulent rien dire. J’ai l’impression que c’était hier, j’ai l’impression que c’était il y a mille ans.

Je gère mal le changement. Parce que je ne contrôle pas le changement. C’est une des principales problématiques sur lesquelles je travaille avec ma psy (ça – et le fait que mon corps force des réactions psychosomatiques incompréhensibles sur lui-même pour m’empêcher d’aller travailler – mais ce sera une discussion pour un autre jour).

Pour revenir au travail, j’ai l’impression de n’arriver à rien – après plusieurs mois, c’est particulièrement frustrant – et de tourner en rond. S’ajoute à cela le fait que je n’ai vraiment, mais vraiment pas envie de travailler. J’en viens même à me demander si ce n’est pas une réaction générationnelle face aux remarques de ceux qui nous ont précédés. Combien de fois ai-je entendu l’expression « épanouissement au travail » ou « vivre de sa passion » ? Pour moi, ça n’a simplement aucun sens. Je trouve néanmoins assez terrible de me dire que mon travail est purement alimentaire ; parce que ce n’est pas comme si je n’aimais pas du tout mon travail. Non, mon travail est intéressant et offre même quelques défis intellectuels qui peuvent m’occuper de manière satisfaisante. Mais de là à parler de passion ou d’épanouissement, il y a un pas énorme.

Et m’en voilà réduite à parler de mon travail au travail, dès le matin, pour la simple et bonne raison (bon d’accord, peut-être n’est-ce pas une bonne raison, mais franchement, je vous zute) que je n’ai envie de commencer à travailler. Ma petite collègue étant arrivée, arrêtons la procrastination. ~Ja ne !

Kiss kiss.

NB : Effectivement, j’ai désormais une double conclusion à mes posts, mais peu importe.





Moi et mes livres

6 04 2009

J’achète souvent des livres complètement par hasard. Je ne veux pas dire que je ne me rends pas compte que j’achète des livres, mais que mon choix se porte souvent sur des choses que je ne connais pas encore, et que donc… Oh, merde, je vais quand même pas tout expliquer.

J’achète un livre d’un auteur ; si ce livre fait partie d’un tout, le plus souvent j’achète toute la série. Ce qui souvent est un gain de temps : quand j’accroche sur un auteur, je lis en général le premier livre tellement vite que je serais frustrée si je n’avais pas les suivants directement à ma disposition. Bien sûr, c’est quelque chose qui peut aussi me jouer des tours. Un exemple : la trilogie The Mirage Makers de Glenda Larke ; après le premier tome, qui a été une telle déception – tant en terme de style (qui se trouve être infantile et mal écrit) qu’en terme d’histoire (qu’est-ce que c’est NUL !) – je n’ai pas pu me résoudre à lire les deux tomes suivants, et je vais m’en séparer sans en avoir ouvert une page. C’est particulièrement difficile pour moi de me séparer des livres, même ceux que je considère comme étant des merdes intersidérales ; impossible de les jeter (c’est comme ça, on ne jette pas les livres, ça correspond à faire un autodafé, et je ne peux pas) ; et je suis bien trop paresseuse pour prendre le temps une ou deux fois par mois d’aller les revendre, j’ai l’impression que je bousille de précieuses minutes – que dis-je, de précieuses heures – que je pourrais passer à faire autre chose, la plupart du temps, rien. Non, non, ce n’est pas une exagération, j’adore vraiment ne rien faire. Alors quelques centaines de livres traînent un peu partout dans mon petit appartement. Ça ne peut plus durer.

Résolution : dès que mon temps partiel commence (le 20 avril), je vais avoir une journée de plus dans la semaine pour faire toutes ces choses que je ne peux pas / ne veux pas / oublie de (volontairement ou non) faire et débarrasser mon petit chez-moi de ce trop plein de papier encombrant. Bien sûr, mes résolutions ne sont jamais immédiates, il y a toujours ce temps de latence entre le “maintenant maintenant” et le “maintenant je mets en œuvre ma résolution”. Ce qui explique probablement pourquoi mes résolutions n’ont jamais abouti à grand chose.

Que faire ? Que faire ?

NDLR : Je ne suis pas complètement dingue, mais si je l’étais, je crois que je rigolerais à plein poumons tellement cette situation a un côté déjà-vu. Le déjà-vu lui-même est un déjà-vu. Il s’agit d’une situation de déjà-vu mise en abîme. Je ne crois pas que je vais m’en sortir. En fait, je me contente de ricaner, mon corps tremblotant de manière pathétique pour contenir l’éclat de rire démentiel qui menace de poindre. Je suis sans aucun doute complètement dingue.

NDLR 2 : Mwwaaaahhhhhahahaha !  (rire maléfique – pour ceux qui ne suivent pas) Blogguer est véritablement d’un grand secours pour moi puisque cet après-midi – en congé de mon boulot -, j’ai eu l’audace, que dis-je la témérité, que dis-je le COURAGE ! Oui, le courage ! de prendre ces dizaines et dizaines de bouquins pour aller les vendre ! 120 livres, 23 mangas et 6 DVD ! Une valise entière, deux sacs à dos et me voilà en vadrouille dans Paris pour aller vendre mes bouquins ! DU JAMAIS VU !!! J’en ai tiré la mirifique et phénoménale somme de 14 euros, QUATORZE euros, presque trois heures entières de perdues à tout jamais et la délicieuse satisfaction de ne plus les voir encombrer mon appartement.

Et pour la peine, je voulais attendre mercredi pour poster comme promis, et non ! Je poste là maintenant !





Ceci n’est pas un post

26 02 2009

Je ne débute pas dans le monde des blogs, j’en ai eu plusieurs. Mais ayant par ailleurs une volonté assez faible et un emploi du temps chargé (c’est relativement faux, mais c’est une excuse qui fonctionne comme une autre), j’ai rarement réussi à les alimenter tels qu’ils le méritaient.

Je vais essayer de mieux faire et on verra ce que ça donne.








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