Demi-journée

4 06 2009

Dès que je recommence à travailler, l’épuisement physique n’est jamais loin. Pourtant ce n’est pas comme si mon travail nécessitait une dépense énergétique phénoménale qui me laisserait sur le carreau – non, non, au contraire, je passe ma journée assise à mon bureau, dans un fauteuil confortable, à manipuler lentement des chiffres et des papiers jusqu’à ce qu’ils fassent sens (ou dans mon cas, qu’ils ne fassent pas sens… *self-deprecating mode on* je suis complètement nulle *mode off*).

Je suis rentrée chez moi hier avec la ferme intention de faire la vaisselle et de préparer un petit dîner sympa et pas trop compliqué – en lieu et place de quoi, je me suis retrouvée affalée sur la canapé, endormie tellement profondément que je n’ai pas entendu P. rentrer. Il a commandé des pizzas, et je suis restée éveillée 25 minutes pour manger, regarder quelques trucs sur mon ordi, avant de retourner me coucher dans mon lit comme la bonne marmotte que je suis. Je ne peux pas vivre comme ça…

Est-ce un manque d’énergie parce que je n’ai pas assez mangé ? Le seul repas que j’ai sauté pourtant c’était celui de mardi soir. Je me suis endormi aussi, et P. m’a reveillé pour me demander de faire la vaisselle et la bouffe – et j’ai grogné. Mais franchement qui prend mes grognements au sérieux quand je me réveille ? Je grogne toujours quand je me réveille. En plus, faire la vaisselle, c’est son rôle. Il est descendu jeter les poubelles à ce moment et a claqué la porte si fort que je me suis retrouvée 10 ans en arrière. Mon père, sa voix méprisante, les portes qui claquent… J’en ai eu mal au cœur. Je ne lui ai pas dit (mais bon, il le saura maintenant), mais j’ai pleuré en faisant la vaisselle – en priant qu’il ne vienne pas me voir, je suis simplement incapable d’expliquer quoi que ce soit rationnellement quand je pleure – et j’ai fait à manger pour lui. Ce n’est même pas que je n’avais pas faim, juste que j’avais une boule dans la gorge qui m’aurait fait pleurer encore si j’avais essayé d’avaler quoi que ce soit. Et je suis allée me coucher. Je suis pathétique.

Le chose positive, c’est que – pour le moment (croisons les doigts, touchons du bois) – je n’ai pas eu d’arrêt de travail cette semaine. La chose négative, c’est que je n’ai plus aucune vie en dehors de mon boulot, vu que je ne fais que dormir. Ouais, c’est la merde. Je vois ma psy demain soir et je vais me forcer à lui en parler. Tout tourne autour de la dynamique du travail, que j’y aille ou n’y aille pas. Rhaaaaaa !!!! Ras-le-bol !

Bon, il est temps de sortir de ce maelström de self-pity, je vais descendre dans la cour fumer une cigarette, ça va me calmer (la cour ? oui, j’écris toujours au boulot, on a une jolie cour carrée, comme un cloître – normal puisque les bâtiments sont un ancien séminaire). ~Ja ne !

Kiss kiss.

NB : Tellement saoûlée, que j’ai posé une demi-journée de congé, juste comme ça… Pathétique, je vous dis…





Late again…

13 04 2009

Ouais, ouais, je devais poster hier soir pour raconter ma super réunion de famille… Le fait est que tout le monde s’en fout et moi la première. C’est toujours la même chose.

Il était une fois…

Dans l’univers de ma famille déjantée et dysfonctionnelle, le frère de mon papa et son épouse cambodgienne qui habitent dans les Yvelines – ce sont d’ailleurs les seuls de la famille à habiter, comme nous, en région parisienne – sans enfant. Ce dernier détail a de l’importance puisque du coup, G. et moi étions à peu de choses près les seuls enfants qu’ils pouvaient gâter à Noël et autres occasions où mes parents décidaient qu’il était l’heure d’aller faire ces devoirs familiaux, plus cordialement appelés invitations pour choses quelconques – on s’en balance.

Et soudain, c’est le drame…

C’était il y a treize ou quatorze ans, alors mes souvenirs sont plutôt confus, mais la discussion porte sur les questions des mariages interraciaux, ou des mariages inter-sociaux ou je ne sais pas quoi. Et ma tante dit à ma mère – moins abruptement bien sûr, mais en gros – : “tu es une pièce rapportée dans la famille”. A savoir que ma mère est française, mais première génération d’immigrés maghrébins. Ma tante elle est – comme dit précédemment – cambodgienne. Les esprits s’échauffent, à tel point que ma mère  – toujours délicate et diplomate – finit par s’écrier quelque chose comme : “ta gueule, sale jaune !”.

Depuis lors, les relations entre ces deux parties de la famille se sont totalement interrompues jusqu’à ce que je me marie l’année dernière.

Mon idée du mariage :

Une petite cérémonie simple, à la mairie. Entourée de mes ami(e)s et de ceux de mon mari. Mes parents bien sûr (je dis bien sûr, parce que ma mère m’aurait maudite sur cent générations, excommuniée – si j’avais fait partie d’une église -, déshéritée – si j’avais eu un héritage – et reniée pour toujours… Et puis, je suis faible, alors j’ai dit d’accord…) et la maman de mon P. et sa compagne. Je suis même allée jusqu’à inclure les grands-parents (les miens et ceux de P., puisqu’on en a que 2 chacun). En tout, 12 ou 13 personnes, maxi.

Le mariage selon ma mère :

J’ai été la première à me marier de son côté de la famille (une cousine et un cousin du côté de mon père avaient déjà sauté le pas, mais peu importe, pour ma mère, j’étais la première) et il fallait donc que cet événement soit à la hauteur de toutes ses espérances folles de mère, avec – plutôt qu’un mariage qui me ressemble avec l’homme que j’aime – une opportunité de réunir toute la famille (la sienne, bien sûr) pour étaler ce succès, épater enfin sa mère et frères/sœurs, montrer qu’elle avait réussi, et tout le tintouin. Elle m’a ennuyée, harcelée, tourmentée pendant 3 semaines jusqu’à ce que je cède sur la liste des invités – qui a alors compris ces cinq frères et sœurs, leurs époux et épouses respectives et quelques cousins (j’ai freiné des deux pieds sur tous les cousins du côté maternel, j’en ai 17). Pour une raison logique et dans un esprit d’équité, j’ai proposé d’inclure – tant qu’on y est, ce n’était déjà plus mon mariage, mais le moment de gloire de ma mère – la famille de mon père qui aurait pu se sentir exclue de ne pas être invitée. Ma mère m’a regardé avec ses grands yeux blancs placides et m’a dit qu’elle n’en voyait pas l’intérêt – quelle grande sensible, ma mère. Je les ai invité quand même ; je ne voulais pas que mon père soit malheureux. Il ne s’exprime pas beaucoup, mais ce n’est pas une raison pour ignorer ce qu’il ressent – ou aurait ressenti si les choses s’étaient passées comme ma mère le souhaitait. Ma mère a alors décidé de tout “prendre en charge” : dans son langage, ça veut dire “ne pas lever le petit doigt, me laisser faire tout le boulot, me laisser tout payer et critiquer à tour de bras quand cela ne lui convient pas”. Mon petit mariage s’est transformé en gouffre financier : la robe, les chaussures, la coiffeuse / maquilleuse, le costume de mon mari, ses chaussures, le bouque traditionnel, la réservation de la salle avec le repas, la décoration, le DJ, le photographe, la location de la limousine des mariés… Je ne parle pas des alliances, parce que j’avais déjà décidé et que j’ai refusé qu’elle ait son mot à dire dessus. Mais franchement, on aurait dit que mon mariage – que j’avais voulu comme un simple symbole de l’union qui me lie à P. pour toujours, et pour les avantages fiscaux un peu aussi – était devenu le mariage du siècle. J’ai dû y engloutir toute mon épargne (et une partie de celle de P.).

Tout ça pour 27 personnes, qui – somme toute – ont passé une bonne journée sans rien d’extraordinaire. Et ma mère n’a pas eu la reconnaissance de sa famille qu’elle attendait avec tant d’avidité.

Toujours est-il que c’est ainsi que mes parents et mon oncle et ma tante ont repris contact ; même si mon oncle était absent au mariage – toujours au Cambodge à surveiller les travaux de construction de leur nouvelle maison là-bas, parce que tout le monde sait que ces Cambodgiens sont des fainéants et qu’on ne peut pas leur faire confiance… (sic). Et que le jeu consiste depuis à s’inviter mutuellement et à se rendre les invitations, pour faire genre, “mais non, une dispute entre nous, jamais…” Et que dans ces cas-là, tout le monde sait bien que c’est toujours les enfants qui trinquent.

Au cas où ce ne serait pas très apparent, non, je ne suis pas très “famille” et en plus je n’aime pas particulièrement la mienne. Je parle pas des mes parents (fêlés qu’ils soient) et de ma soeur, bien sûr – j’ai même une tante que j’aime bien, la soeur de mon père (j’en parlerais une prochaine fois) – mais de tous les autres débiles : mon grand-père facho, sa compagne militante FN, ma grand-mère autocrate, ma ribambelle de cousins, cousines et autres consorts qui sont soit des abrutis, soit des sangsues… Ouais, nan, en fait, je les aime pas.

En résumé, les réunions de famille, la prochaine fois, je me ferais porter pâle.

Allez, kiss kiss.





Nouveau fond d’écran

12 04 2009

Je sais, je sais, ça n’intéresse personne de savoir que j’ai changé mon fond d’écran, mais comme dit précédemment, je raconte ce que je veux, c’est MON blog (oui, je suis possessive et obsessionnelle, et légèrement obtuse, mais que voulez-vous, on a les défauts qu’on peut).

Après avoir passé trois belles années avec Totoro, me voici avec Gally, qui a fermé son Blog d’une grosse suite à la publication de sa bédé.  Alors, pour me donner du courage pour mon régime (et aussi pour rigoler un peu), voilà mon nouveau fond d’écran, un anneau de Möbius un peu spécial © Gally.

infinipt

C’est assez drôle, parce qu’on dirait vraiment moi… Surtout en cette période de Pâques. Si je voulais faire ma geekette, je dirais lol.

Bon, prochain post, ce soir. A l’instant même, j’attends le coup de fil de ma mère pour qu’elle me dise que mon père arrive dans mon quartier, prêt à me prendre en voiture pour me rendre avec la smala (moi et soeurette, toute petite smala) chez mon oncle et ma tante pour “fêter” Pâques, ou en tout cas, le chocolat qui va avec. P. , ce traître, s’est recouché après s’être défilé de cette réunion de famille. Et en ce moment, je trouve qu’il a bien de la chance.

Allez, kiss kiss.








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