Après m’être encore absentée de mon travail pendant une semaine (oui, bon, une semaine de trois jours) pour cause de malaises vagaux divers et variés et autres asthénies – en tout cas ce sont les raisons invoquées sur les arrêts de travail fournis par mon médecin – et après un entretien avec ma psy, qui m’a annoncé vouloir travailler davantage sur l’aspect diffus de mes angoisses récurrentes et de leurs « violentes manifestations somatiques » (sic) – en gros, j’angoisse sur rien de spécial donc je suis malade – j’en suis venue à faire quelques recherches. Et oui, Internet est vraiment un outil merveilleux pour ce genre de choses. Il y a quelques années, je serais restée dans le vague quand à ce qu’elle pouvait bien vouloir dire, en tout cas jusqu’au rendez-vous suivant – où, bien évidemment, je ne suis pas certaine qu’elle aurait répondu à ma question.
Internet, cher Internet, voilà ma question.
J’ai des symptômes qui ne correspondent pas à une maladie physique. Je ne fais plus vraiment des crises de panique (sauf en cas de panique, bien sûr), mais j’ai la régularité d’une horloge en ce qui concerne le fameux malaise vagal, soit étourdissements, nausées, pertes d’équilibre – mais sans perte de connaissance et les symptômes ont tendance à céder au repos (ce qui pourrait très bien dire que je suis une grosse larve qui n’a pas envie de se bouger le cul et qui préfère rester chez elle plutôt que d’aller travailler – la possibilité a été étudiée, mais je ne pense pas être une larve au point que mon corps se sente obligé d’être malade pour éviter le boulot). Je suis anxieuse et tendue, sans cause apparente – je veux dire autres que les causes apparentes habituelles, parce que les problèmes de sommeil, les cauchemars, ma mère… c’est du déjà-vu.
Internet, très cher Internet, quelle est ta réponse ?
Ouh, en voilà un truc qui colle bien : troubles de l’anxiété généralisée. Pas de cause réelle, pas vraiment de traitement garanti, pas sûr que ça disparaisse un jour. Rha, c’est tout moi, ça ! Faudrait que j’en parle à ma psy. Comme dirait P., enculol (j’en profite, c’est un mot pour lequel il a une tendresse particulière). Ma psy qui m’a d’ailleurs fait remarqué que les effets des benzo commençant à céder – oui, mon organisme est résistant à tous les médicaments qui pourraient être efficaces et me faire me sentir mieux, c’est hilarant – il reste une classe de médicaments qui pourraient être testées avec des effets positifs sur ma vie quotidienne, les neuroleptiques. Et quand on cherche un peu, c’est quoi exactement un neuroleptique. Ouh, ce sont des antipsychotiques. Y’a pas de doute, je vais bien dans ma tête.
Heureusement que j’ai réussi à convaincre P. qu’être atteinte d’une « maladie mentale » ne pouvait pas lui servir de cause pour une possible annulation de mariage – il en plaisante, le bougre – et que de toute façon, il savait déjà que j’étais un peu tarée sur les bords. Après cinq ans, c’était quand même difficile à rater. Et on a fêté nos six ans, il y a quelques jours. I’m lucky he loves me.
Bon, je prends pas Internet au pied de la lettre. Ben oui, je suis aussi une fille pleine de doutes. Et d’angoisses. Et de doutes. Et d’angoisses. Et de doutes. Et… Oui, oui, je m’arrête, tout le monde a compris.
Bientôt les vacances, j’ai pris deux semaines, ça va être parfait.
Kiss kiss.