Soirée et bébé

21 06 2009

Je suis partie ce week-end voir ma meilleure amie à Lyon, sans P. resté à Paris pour accueillir un pote qui vient de Bruxelles. Samedi soir, C. et B. m’ont emmenée à une soirée d’anniversaire d’un de leurs amis – pour ses 35 ans, je crois – et nous y avons retrouvé une amie avec son bébé de 6 mois.

Pendant une bonne partie de la soirée, B. s’est occupé de la petite “cacahouète”, en la gardant dans ses bras, en lui parlant, en la laissant crapahuter sur ses genoux, sur ses mains, en lui faisant faire l’avion, en allant nettoyer sa tétine lorsque la petite terreur la faisait tomber par terre. Plus je l’ai regardé, et plus je me suis rendu compte qu’il va faire un père formidable. C. a une chance fantastique… Je ne sais pas si je suis “jalouse” ou pas, parce que je n’ai jamais vu P. interagir avec un bébé, mais j’espère aussi qu’il sera un père merveilleux.

~Ja ne ! Kiss kiss.





*Squeak*

17 05 2009

J’ai gagné.

Kiss kiss.





Mwwaaahahhahhahha…..

16 05 2009

Oui, aujourd’hui c’est le jour où je ris de façon maniaque à la manière de Cortex – “Comme chaque nuit, Minus, nous allons tenter de conquérir le monde” – sauf que je ne tente pas de conquérir le monde.

Aujourd’hui, 16 mai 2009, c’est mon anniversaire. J’ai 29 ans. Et comme chaque année, j’attends de façon totalement mesquine que C., ma meilleure amie, oublie de m’appeler le jour-même. Oui, je suis méchante. Oui, je suis cruelle. Mais bon, comme j’oublie régulièrement son anniversaire aussi, disons 0-0, balle au centre.

Cette année, j’ai même poussé la mesquinerie un peu plus loin. Au point de l’appeler – et non, pas pour le lui rappeler (mwwaaahhaahahha). Heureusement pour elle, je suis tombée sur son répondeur, parce qu’elle était au téléphone avec sa maman. Prête à abandonner mes manipulations machiavéliques, quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un appel de son mari 3 minutes plus tard – une totale coïncidence puisqu’il a besoin d’un endroit où dormir sur Paris mardi soir pour un rendez-vous de travail le lendemain. Et pour pousser la vilenie un peu plus loin, je le mets au courant, en lui demandant de garder le secret jusqu’à demain. Et comme je suis une folle (je suis certaine que si je lui demande gentiment, ma psychiatre me fera un mot pour le confirmer), je poste aujourd’hui ce billet. Expliquant dans les moindres détails mon plan pour conquérir le monde… euh non, pour ennuyer ma meilleure amie. Sachant qu’elle lit ce blog. Mais qu’est-ce que la vie sans risque ? Si elle ne le lit pas ce soir, j’aurais gagné de toute façon.

J’en entends parmi vous dire que j’ai l’esprit tordu… C’est pas très sympa, mais c’est tout à fait vrai. Qu’on se le dise.

Spéciale dédicace, C. Kiss kiss.

Edit : Au moins, je lui ai pas fait ça.





Aujourd’hui, mon quotidien…

8 04 2009

Je suis particulièrement fière de moi, vu que j’ai réussi à faire plein de trucs qui étaient sur mes listes “En attente”, “On verra plus tard” et “Merde ça fait chier ; non je veux pas”.

J’ai donc officiellement un rendez-vous pour mon IRM du bassin la semaine prochaine (j’ai été étonnée, c’est super rapide), un rendez-vous pour mon écho cardiaque la semaine suivante (encore une fois kudos pour la rapidité) et un rendez-vous en consultation cardiaque dans… un mois et demi. Forcément, *mode ironie on* c’est mieux d’attendre pour avoir les résultats d’une écho, tant que le problème n’est pas déclaré *mode ironie off*. Encore que je croise les doigts pour ne pas avoir de problèmes de coeur, ce serait vraiment le pompon – et puis ça ferait deux dans la famille ma soeur G. a une insuffisance de la valve mitrale

Sinon, je fais du rangement – genre ménage de printemps à un niveau beaucoup plus élevé – et j’ai retrouvé de vieilles lettres de C. En particulier une, qui date du lendemain du concert de REM pour lequel je lui avais acheté des billets en 1999 pour ses 20 ans. Elle est tellement fan que parfois c’est terrifiant. Et beau. Je l’ai relue et j’ai pleuré. J’ai coupé dans le gras, une correspondance étant quand même faite pour rester privée . Mais elle m’écrit :

Je suis heureuse ; comme je te l’ai dit, je sais désormais  que je serais ce que je veux être. J’en ai la patience, j’en ai la volonté. C’est ma seule raison de vivre. Être moi, avancer sur le chemin de l’existence et de l’évolution, écrire et partager avec des personnes de qui je me sens proche mes craintes, mes angoisses, mes réflexions, mes espoirs, mes doutes… J’espère sincèrement que je rencontrerai à Nancy ou ailleurs des personnes qui formeront autour de moi un cercle d’amis, de proches… [...] Mais même si cela n’arrive pas, désormais je n’y accorde plus d’importance. Parce que tu es là. [...]

Ma belle, on est dix ans plus tard et tu as réussi.





New World Symphony

6 04 2009

Ma meilleure amie C. écrit des fanfictions depuis plusieurs mois déjà, peut-être même que – le temps passant vite, moi étant une feignasse absolue et détenant bien évidemment la jeunesse éternelle de telle sorte que le temps qui passe est pour moi une donnée aussi abstraite que le théorème de Pythagore pour une tomate – cela fait un ou deux ans…

C., ne m’en veux pas, j’ai pas la notion du temps…

Bref, le dernière en date qui s’appelle New World Symphony est une fanfiction yaoi / lemon (je le mets moitié-moitié, C. ne m’en voudra  – probablement – pas car contrairement à d’autres de ses écrits, c’est pas “beaucoup yaoi / un peu lemon”, alors autant être franche) avec les personnages de Saint Seiya dans un univers contemporain alternatif.

Bref, je suis pas là pour faire une critique ou quoi, mais quelque chose me trotte dans la tête depuis que j’ai lu le chapitre 22. J’ai tourné et tourné l’intrigue dans ma tête, les phrases, j’en ai fait de la bouillie, et je n’arrivais toujours pas à voir. Et dans le bus, à midi, j’ai repensé à une après-midi. Il doit y avoir 10 ans de cela. Je sais que je suis pas douée avec les dates, mais je crois que c’est en 1999 que C. et moi on est allées en Angleterre chez son oncle et sa tante.

Extrait de New World Symphony :

“Il raccroche, range son téléphone.[...] Même maintenant, il n’arrive pas à pleurer.”

“- Auriez-vous une cigarette ?”

“Le second portier tient dans sa main un paquet de cigarettes ouvert, dont l’une dépasse d’un bon tiers. Rhadamanthe la récupère et hoche la tête pour remercier l’employé de l’hôtel. L’homme sort son briquet et se penche pour allumer la cigarette que Rhadamanthe a portée à ses lèvres. La première bouffée. La fumée qu’il aspire se répand dans ses poumons. Rhadamanthe s’attend à avoir envie de tousser. Mais rien ne vient.”

Dans le passé :

Cette scène, je la connais. Je l’ai vécu. C’est ce jour en Angleterre où, dans d’autres circonstances et pour d’autres raisons, j’ai donné à C. sa première cigarette.

Je suis lente, et terriblement premier degré – il m’a fallu plus de douze heures pour faire le rapprochement – mais je n’ai jamais, jamais oublié.





Ma meilleure amie

5 04 2009

Pour tous les gens qui pensent que je n’ai pas d’amis (c’est pas faux), je tiens quand même à dire qu’il y a plus d’une dizaine d’années de cela, j’ai rencontré une sorte d’âme soeur amicale en la personne de C.

La rencontre a eu lieu en territoire étranger, dans la petite bourgade d’Hastings dont les particularités les plus étonnantes sont qu’elle n’est connue que pour être l’endroit où Guillaume le Conquérant – à l’époque Duc de Normandie de son état -  vint batailler pour devenir Roi d’Angleterre en 1066 (ce qui explique le nombre de francisations existantes dans notre belle langue britannique) et qu’elle recueille aujourd’hui bon nombre de jeunes en séjour linguistique venant apprendre la langue de Shakespeare avec plus ou moins de succès.

Comme chacune des mes vacances depuis que je partais sans mes parents (un certain nombre de colonies totalement infructueuses dont les activités variées s’étendaient du cirque – quel embarras -, de la musique – bien sûr, en plus de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse dans laquelle je devais pratiquer toute l’année scolaire, il n’était que justice que je me retrouve à trimballer ma flûte traversière en vacances, à croire que ce n’était pas des parents que j’avais, mais de cruels tortionnaires -  au poney – allez, quoi ! Je déteste les chevaux et la majorité des animaux à moins qu’ils ne soient petits et mignons, comment cela pouvait-il finir autrement que par le fait que je me fasse piétiner sous les sabots d’une de ces créatures de l’enfer engendrant ainsi une phobie totalement irrationnelle et ingérable ?), il fallait que mes géniteurs trouvent une occupation à cette chère tête blonde (une billevesée, moi n’ayant jamais été blonde de toute ma vie – même pas à la naissance, j’étais déjà brune, ou tout du moins chataîn foncé et jamais au grand jamais je n’aurais souhaité changer cela, même si un certain nombre d’études montrent que les blondes ont plus de succès avec les garçons car leur couleur de cheveux, naturelle ou non, se trouve être en minorité parmi les têtes brunes et que cela fait leur charme, mais moi je n’en crois rien. On peut tout juste argumenter qu’exposée régulièrement au soleil – ce que je ne fais plus, pour cause de lucite estivale – certaines mèches de mes cheveux virent au roux, mais jamais ô grand jamais au blond. Sérieux, faut pas déconner) et comme l’apprentissage des langues étrangères étant un univers trop théorique sur les bancs de l’école, il serait bon de me faire deux ou trois semaines au sein d’une famille typiquement anglaise (seul quelqu’un ayant eu ce genre d’expérience peut comprendre à quel point les mots “typiquement anglaise” peut aujourd’hui me faire frémir d’anxiété rétrospectivement) afin d’améliorer ma connaissance de la langue de ce voisin outre-manche.

NDLR : Oui, j’ai des périodes Marcel Proust, c’est-à-dire que – sans comparer mon style au sien, vu que j’écris comme une patate et lui comme un mec au cerveau grillé par l’acide autrement dit comme un génie de la littérature française – j’ai une légère tendance à avoir des envolées lyriques où la ponctuation devient le cadet de mes soucis et où le seul moyen de pouvoir me lire est de commencer par retirer mentalement toutes les parenthèses, tous les apartés et toutes les digressions pour voir la phrase telle qu’elle aurait dû être écrite avant que mes pensées ne viennent perturber le sens de mes paroles. Je sens que vous avez besoin d’un exemple, alors prenons la phrase ci-dessus. Tout y est indispensable, mais retirons le superflu ; par contre non, c’est le contraire tout y est superflu, mais retirons l’indispensable et ça donne :

“Comme chacune des mes vacances depuis que je partais sans mes parents, il fallait que mes géniteurs trouvent une occupation à cette chère tête blonde et comme l’apprentissage des langues étrangères étant un univers trop théorique sur les bancs de l’école, il serait bon de me faire deux ou trois semaines au sein d’une famille typiquement anglaise afin d’améliorer ma connaissance de la langue de ce voisin outre-manche.”

Bon alors, c’est certes plus simple, mais qu’est-ce qu’on se fait chier (et la concordance des temps qui, en temps normal est déjà loin d’être un de mes points forts grammaticalement parlant, est ici joyeusement jetée avec le bébé et l’eau du bain). Je digresse, c’est plus intéressant ; et si vous, lecteurs imaginaires, ne trouvez pas ça plus intéressant, allez donc vous faire foutre (écrivant ça, je m’imagine une bande lecteurs imaginaires assoiffés de sexe et qui poursuivent de leurs assiduités quelques lecteurs inexistants qui ont du mal à ne pas succomber à leurs pulsions primaires de s’accoupler afin de produire des lecteurs mi-imaginaires et mi-existants… où va le monde ?)

Scène :

Nous sommes en 2006, je viens d’avoir 16 ans. Je ne suis ni jolie, ni brillante, ni drôle, ni populaire. Je suis une fille de base, que la majorité des gens vont classer dans la catégorie “ouais, c’est une copine”, ou si j’ai de la chance “ouais, elle vient avec nous c’est une copine”. Je suis à Hastings pour trois semaines, je vis dans une famille “typiquement anglaise”, je me nourris de packed lunch (la pire nourriture qui soit) et j’attends que le temps passe au milieu de filles et de quelques garçons dont j’ai fait la connaissance. Vivement que je rentre à la maison.

Il y a une fille en particulier. Une fille dont tout le monde parle. En mal. Une fille dont je n’ai pas fait la connaissance, je n’en entends que les ragots qui ne sont pas flatteurs. Elle s’appelle C. Elle danse toute seule, en pleine rue, au son d’une musique que personne ne peut entendre. Je crois que c’est ça qui m’a le plus marqué. Elle danse et elle sourit. Son sourire est assez triste, mais elle a l’air de se foutre de tout et particulièrement de tout ce que les gens peuvent penser d’elle.

Je la regarde rarement. Mon but à moi, c’est de me fondre dans la masse. Je ne veux pas que les gens me remarquent, qu’ils me regardent. Je ne veux pas être différente. Et malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à rentrer dans ce moule dans lequel se sont glissés tous ces autres, je suis toujours un peu à l’écart, toujours “ouais, c’est juste une copine”. Je n’appartiens pas au groupe, je n’en fais pas partie. Et ça me rend triste aussi.

C. et moi ne nous sommes jamais parlé. Jusqu’à ce jour où les activités du séjour ont été annulées sans prévenir. Le bus nous a ramenées dans nos familles, et on descend au même arrêt, nos “familles” respectives habitent à quelques rues l’une de l’autre. Je ne sais pas comment elle se sent, mais moi je suis gênée. Je ne sais pas quoi dire, et en plus j’ai le mauvais pressentiment qu’il n’y aura personne dans ma “famille” – après tout, je ne suis pas censée rentrer à cette heure-ci, mais bien plus tard dans l’après-midi. Je ne sais pas si elle l’a senti, mais elle a proposé de m’accompagner jusqu’à ma porte. J’ai sonné plusieurs fois, j’ai cogné plusieurs fois le heurtoir contre la porte – sans réponse. Je m’attendais à passer l’après-midi assise sur perron, quand C. me propose de l’accompagner dans sa famille, afin de les prévenir qu’elle est rentrée, prendre quelques affaires et ressortir, pour rester avec moi. Je suis un peu hébétée, mais je la suis. Nous avons fini par passer l’après-midi ensemble : nous avons parlé, parlé, parlé… REM, Daniel Pennac, ma vie, la sienne. Je ne me souviens que de cela. Mais elle m’a raconté récemment ce dont elle se souvient du lendemain. Le lendemain, en montant dans le bus – pour une nouvelle journée d’aventures palpitantes dans le monde de l’apprentissage de l’anglais – elle était comme toujours assise seule devant. Tout le groupe était à l’arrière. Je suis montée, je l’ai regardée et une fille au fond m’a interpellée pour que je vienne avec eux. Et j’ai répondu : “Non, aujourd’hui je m’assois avec C.” Aujourd’hui, ça ne paraît rien, mais ce jour-là c’était tout. Ce jour-là, je l’ai choisie, elle contre le reste du monde. Et je me suis assise à côté d’elle. On ne s’est plus quittées des quelques jours qu’il nous restait avant de repartir en France.

Aujourd’hui, on est mariées toutes les deux à deux mecs bien et on vit dans des endroits très différents. Mais c’est toujours ma meilleure amie.

C. je t’aime.








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