Mais qu’est-ce qu’ils ont, les auteurs, cette année ?

5 04 2009

Je ne sais pas exactement pourquoi les auteurs que je lis – en particulier quand il s’agit de séries, voire de sagas, ont décidé de tous publier un truc cette année, et loin, mais loin dans l’année. Je ne sais même pas comment l’attente va être supportable.

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J’ai déjà parlé de Lynn Flewelling dont le roman White Road, suite attendue avec impatience de Shadows Return (Nightrunner series ), doit être disponible fin septembre 2009. De longs mois, de très longs mois avant de connaître la suite des aventures d’Alec et Seregil. Je ne vais évidemment pas spoiler ici, mais pour ceux que cela ne gêne pas, je le ferais probablement dans la page FAVORIS, parce que ces livres sont d’une rare intensité – pas seulement dans l’action mais dans la narration des sentiments, dans la façon dont l’autre peut changer quand on le regarde, dont la manière qu’il y a d’avoir des amis et des amis. Et des raisons qui font qu’une amitié ne doit jamais être trahie.

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Evoquons maintenant une aventure plus récente, avec Scott Lynch, nouveau venu (ou presque) dans la littérature de science-fiction / fantasy avec sa série des Gentleman Bastard dont les deux premiers sont The Lies of Locke Lamora et Red Seas Under Red Skies. Le troisième, éminemment attendu pour le 16 juillet 2009, s’appelle The Republic of Thieves et devrait reprendre nos deux héros favoris Locke Lamora et Jean Tannen, mais pas que… Un mystérieux personnage, Sabetha, dont on aura entendu parler pendant ces deux tomes, devrait enfin faire son apparition. Je n’ai pas vraiment besoin de spoiler, les liens parlent d’eux-mêmes.

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George R. R. Martin a décidé de nous faire poireauter et mijoter dans notre jus, jusqu’à ce qu’on soit à point, puisque A dance with dragons devait être disponible le 2 avril 2009, et qu’il n’est pas encore en vente aujourd’hui. Ce qui me fait penser qu’il serait de bon ton que je les relise, afin de m’imprégner de cette histoire une nouvelle fois pour entamer ce tome avec la délectation de savoir exactement ce qui s’est passé avant.

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Reste le dernier. Je ne vais pas dire le petit dernier, parce que cela va être sans aucun doute un gros, très gros dernier. A memory of Light. Le douzième et dernier volume de The Wheel of Time de feu Robert Jordan (décédé en septembre 2007 – son travail a été repris par Brandon Sanderson afin que l’oeuvre ne soit pas inachevée). Ce dernier volume sera publié en 3 livres distincts, dont le premier The Gathering Storm, devrait être disponible à partir du 3 novembre 2009 (les deux suivants sur les deux années suivantes).

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Une pensée émue également pour Terry Pratchett, atteint de la maladie d’Alzeihmer, et qui malgré tout continue de travailler sur de nombreaux projets impliquant le Discworld : une suite pour Tiffany Aching et une autre pour Moist von Lipwig. Pour tous ceux qui ne connaissent pas, c’est l’ANATHEME que je jette sur vous, jusqu’à ce que vous le lisiez !

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Et oui, oui, oui. Je lis en ce moment principalement, pour ne pas dire uniquement, de la science fiction / fantasy. L’alternative au monde que ces univers proposent me touche particulièrement. Savoir que des auteurs sont capables de faire vivre -  car il n’y a pas d’autres mots que celui-ci, vivre, même si ce n’est pas vraiment pour de vrai ; c’est presque pour de vrai – des personnages, des villes, des quartiers, des groupes, des nobles, des voleurs, des magiciens… savoir qu’ils puissent donner vie à leurs histoires d’amour, leurs vengeances, leurs trahisons, leurs amitiés, leurs violences, leurs traumatismes, leurs solitudes… Les puristes pourront dire ce qu’ils voudront, il existe dans cette part de la littérature une vie – presque indépendante – qu’aucune autre ne peut atteindre.

Et en conclusion, que font les auteurs non publiés cette année ? Et bien, celle que je connais fait ça.





Je n’arrête jamais de lire

23 03 2009

Bien sûr, il ne faut jamais dire jamais, mais cette phrase est – relativement – vraie ; je lis partout, tout le temps et pratiquement n’importe quoi. Certains livres sont mémorables et méritent une, deux, vingt, cent relectures. Ces livres-là sont destinés à être pour toujours dans ma bibliothèque et à avoir dans mon coeur une place toute particulière, d’autant plus que quelques auteurs sont proches de leurs fans.

Un exemple parfait, Lynn Flewelling qui tient un journal en ligne pour informer ses lecteurs de l’avancée de son prochain roman (en ce moment, White Road, cinquième volume éminemment attendu de la série Nightrunner, vient d’être envoyé à son éditrice et devrait être publié en septembre de cette année… comment vais-je faire pour attendre ? J’ai acheté les quatre premiers volumes le 4 mars, je les ai terminés quelques jours après et les ai déjà relus deux fois…), la santé et les aventures de ses nombreux chiens, sa vie d’auteur, ses différentes inspirations et les conventions auxquelles elle se rend au cours de l’année, ses poissons rouges et des proverbes, maximes ou citations bouddhistes.

Lorsque j’étais plus jeune, je rêvais d’être écrivain. Les livres ont toujours eu sur moi un pouvoir étrange, celui de me faire oublier le monde tel qu’il est – pas seulement lorsque je les lis, l’évasion du quotidien est alors évidente ; mais pendant un long moment après, où je transforme le monde qui m’entoure en quelque chose d’approchant les univers de mes bouquins, par le rêve. C’est plus qu’un rêve, plus qu’une simple visualisation, plus qu’une méditation. Le monde se reconstruit autour des idées, des sensations et des envies que j’ai ressenties au cours de ma lecture. La reconstruction n’a lieu bien évidemment que dans ma tête et aucune influence sur la réalité, avec laquelle je garde malgré tout un lien physique inévitable, un lien émotionnel fragile et un lien psychique assez flou et ténu. C’est une sensation assez difficile à expliquer, mais pendant un temps, je vis sur deux plans simultanément. N’aimant pas beaucoup la réalité et n’y étant pas particulièrement à l’aise, je me réfugie d’autant plus facilement dans cet univers onirique fluctuant au cours de mes épopées livresques. J’ai arrêté de vouloir écrire assez tard, le métier d’écrivain bénéficie d’une image suffisamment fascinante pour donner envie pendant longtemps, mais j’ai fini par comprendre. Je n’ai jamais vraiment été faite pour écrire, je suis trop brouillon, trop confuse et trop facilement détournée de mon objectif pour être un bon auteur ; non, je suis faite pour lire. Lire, absorber ces univers, ces personnages, ces paysages, ces histoires, ces aventures, ces naissances et ces morts qui n’existent que sur papier.

Je n’ai jamais eu envie d’arrêter de lire. Je peux lire pendant des heures, sans dormir, sans boire, sans manger, sans fumer. C’est la seule activité que je peux faire dans n’importe quelle circonstance – même avec une migraine carabinée, une poussée inflammatoire de mon truc, une nausée terrible ou… oui, n’importe quoi.

Lire, c’est… c’est ma drogue, en fait.








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